Appel à communications
Date limite :
31 octobre 2020

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Comité Scientifique

Résumé

La gestion des sols constitue aujourd’hui un enjeu sociétal majeur.

  Il est utile de rappeler que le sol est un milieu important que l’on a trop souvent pris en compte que pour son seul aspect de support agronomique. Le sol constitue le socle de tout patrimoine foncier. Il peut être un vecteur de transport et de transfert de pollution. C’est un milieu protecteur de nombreuses sources d’alimentation en eau (usages agricole, urbain, industriel). La liste des diverses fonctionnalités du sol est longue et insuffisamment mise en avant. C’est à ce titre, que le sol doit faire l’objet de toutes les attentions. Bref, c’est l’un de nos meilleurs alliés.

  Si les pollutions ponctuelles des sols font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions de la part des États ou Régions qui se sont dotés d’une législation spécifique en la matière, les pollutions causées par des sources diffuses sont, quant à elles, encore souvent mal identifiées (retombées atmosphériques, utilisation de pesticides et de fertilisants par l’agriculture, épandage de boues de stations d’épuration, activités industrielles…). Les pollutions ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur les sols car il y aussi l’érosion, la compaction, l’imperméabilisation, les pertes en matière organique, la biodiversité, etc. Il faut donc une approche intégrée et pluridisciplinaire pour gérer durablement les sols.

   Il est temps d’avoir aujourd’hui, une vision européenne globale des fonctionnalités des sols car les politiques peuvent différer d’un État membre à l’autre, voire, dans certains États, d’une région administrative à une autre. Sans battre en brèche le principe de subsidiarité, il convient cependant que l’Europe dicte de manière plus ferme les grands objectifs vers lesquels les États membres doivent tendre en matière de gestion des sols.

   La forme spécifique de toute politique est souvent la résultante de plusieurs facteurs tels que les grandes catastrophes écologiques, les pressions exercées pour réutiliser les friches industrielles, la protection et la gestion des ressources (nappes phréatiques, gisements de sable qui s’épuisent, dynamique de recyclage des déchets du BTP en matière première secondaire,…), la protection de la santé des personnes.

   Les politiques envisagées doivent donc s’appuyer sur une méthodologie reconnue de tous, avec des bases techniques codifiées. L’intercomparaison entre les législations des États membres de l’Union Européenne conduira inexorablement à la définition de lignes directrices communes.

Les difficultés à surmonter dans l’élaboration de ces bases sont multiples; elles sont d’ordre :

  • Réglementaire : définition du cadre d’instructions et d’obligations communes à respecter
  • Juridique : détermination des responsabilités en cas d’atteinte à la ressource « sol »
  • Technique : définition et évaluation de la qualité d’un sol et des fonctions et propriétés à protéger, caractérisation d’un sol, détermination des techniques de traitement à mettre en œuvre, développement de techniques de recyclage en vue de lutter contre l’épuisement des ressources
  • Sanitaires : évaluer les interactions entre l’environnement et la santé humaine pour mieux protéger les populations
  • Économique : évaluation du coût des actions de caractérisation nécessaires au diagnostic, évaluation du coût des actions de dépollution, revalorisation économique d’un foncier dégradé, reconstruire la ville sur la ville
  • Communication : Faire passer l’idée auprès des autorités et du grand public que le sol fait partie des solutions aux grands défis de notre temps et que ce dernier est un précieux allié qu’il faut chérir plutôt que de le méconnaître ou pire de l’exploiter ou encore de le souiller. Rendre au sol ses lettres de noblesse

   2020 à 2030 sera la décennie où les grandes décisions, en matière environnementale, seront prises pour les 50 ans à venir. La gestion des sols n’échappe pas à cette règle. Il devient donc urgent que l’ensemble des acteurs concernés se mobilisent afin de mettre en commun leurs connaissances pour le bien être de tous. Plus que jamais, l’interdisciplinarité est nécessaire pour permettre de renouveler les logiques d’approches et capitaliser ainsi sur les connaissances d’experts d’horizons différents qui n’ont pas toujours l’occasion de se rencontrer.

C’est ce défi que cette 3ème édition d’Intersoil réalisée en partenariat avec Bruxelles Environnement, vous invite à relever :


Vos retours d’expérience nous intéressent !

Thèmes

▬ 5 grands thèmes ▬


Ces thèmes sont définis en fonction des 5 grands services écosystémiques rendus par les sols

Le sol comme solution pour la santé

② Le sol comme solution pour l’agriculture et l’alimentation

③ Le sol comme solution pour la biodiversité

④ Le sol comme ressource durable

⑤ Le sol comme solution pour l’énergie et le climat


Chacun des 5 thèmes sera décliné en 3 sous-thèmes :

Sous-thèmes choisis :
a) Législation, méthodologie et gouvernance

b) Réponses techniques (bonnes pratiques interactives et harmonieuses)
c) Réponses économiques, sociales et communication

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Thème(s) choisi(s)


























Sujet et contenu

Vous êtes concernés :

► Autorités publiques chargées de l’environnement (agences gouvernementales : Sols, Eau, Air), l’aménagement du territoire, l’industrie
► Organismes de R&D
► Directions techniques et d’urbanisme des collectivités locales
► Promoteurs immobiliers et aménageurs
► Industries gazières, pétrolières, chimiques, mécaniques, métallurgiques, papetières, ...
► Agences immobilières et foncières
► Assurances, banques
► Géotechniciens, sociétés d’ingénierie, professionnels de la dépollution, architectes, urbanistes, paysagistes, ...
► Fabricants d’équipements
► Universitaires
► Médecins
► Agriculteurs
► Professions juridiques (avocats, notaires, liquidateurs judiciaires, ...)
► Propriétaires de friches industrielles
► Autorités militaires